Beaucoup d'eau a coulé. Beaucoup de travail, deux séances quotidiennes aussi n'ont pas permis d'aller sur le web et de vous répondre, j'en suis sincèrement désolé.
Denizli – Cotonou : 10 heures de temps
La Turquie, ce n'est ps la porte d'à côté, mais c'est dans la tête que ça se passe. C'est l'amour de la patrie. On n'est jamais fatigué pour ça. Je me repose une nuit à Paris avant de rallier Cotonou.
Les différences entre Denizli et ici ?
C'est le jour et la nuit. N'oublions pas que le Bénin vient de passer à la professionnalisation de son championnat. Donc ce n'est pas comparable. A Denizli, tu as toutes les conditions nécessaires et tu ne penses qu'à jouer.
Je passe plus de temps au club qu'à la maison. Ils sont vraiment bien organisés.
Les fans turcs
C'est différent. Ils sont chauds et accueillants, on a toujours le public derrière nous. Si ça ne va pas, chose différente ici, les fans ne critiquent pas les joueurs, mais plutôt l'administration car ils estiment qu'elle doit recruter les meilleurs. Avec ça, tu ne peux que te donner à fond.
Le coaches et la barrière de la langue
Rien n'est laissé au hasard. Avec l'internet aussi, les coaches se renseignent sur toi. Ils connaissent tes forces et faiblesses.
En Turquie, il faut gagner. Il n'existe pas de prime pour match nul, même joué à l'extérieur. Si tu fais bien, tu gagnes plus.
Les deux coaches m'ont fait confiance jusque-là.
Ce qui me manque
Ils ont leur tradition et leur culture que je respecte. Je suis à Denizli où les musulmans sont majoritaires comme partout en Turquie, ce n'est pas non plus une grande ville comme Istanbul. Les magasins à Denizli ferment à 23 heures. Pour aller dans la première grande ville, il faut faire plus de 300 voir 400 kilomètres.
On manque de divertissement. Mais ça permet aussi de se concentrer sur le travail.
Les médias
C'est simple. J'ai un interprète qui me suit partout. Il est comme mon sosie. Il fait tout pour moi, en attendant que je parle le turc.
3e qualification
A travers les années je tire un enseignement positif. L'équipe béninoise progresse, car les joueurs sont plus ambitieux. Je ne dirai pas que ceux d'avant ne l'étaient pas. On leur fermait en fait la porte. De nos jours, chaque joueur se débrouille pour y arriver. Chacun se bat et cela se voit sur le terrain. Il n'y a plus de complexe.
Les dirigeants évoluent aussi quelque peu, surtout avec l'avènement de cette ligue professionnelle.
Fans
Je sais que la tâche n'est pas facile. On essayera d'apporter la joie dans les c½urs. Il faut qu'ils nous soutiennent bon an mal an. Quelque soit les difficultés, je ne baisserai jamais la tête.